Entete des pages du site Anciens
Menu Spry pour les pages du site Anciens

La restauration des dortoirs
St-Louis et St-Stanislas
a permis d'intéressantes découvertes

Le numéro 11, dans la nouvelle série de "Ces Vieux Cordeliers" d'octobre 1966, présente, à la page 7, les transformations importantes effectuées dans les dortoirs Saint-Louis et Saint-Stanislas.

Ils avaient un besoin urgent de restauration, les deux dortoirs Saint-Louis et Saint-Stanislas. Les parquets ouvraient ça et là de béantes blessures que dissimulaient mal des plaques de linoleum usé, et les lits de fer grinçaient de vieillesse et d'usure. On décida, au début des vacances, une restauration. Une équipe d'ouvriers s'empara des lieux abattant la cloison qui séparait les deux dortoirs, arrachant les plâtres qui recouvraient les murs, enlevant le vieux plancher...

Et c’est ainsi qu'apparut d'abord un empoutrellement interessant, que la restauration a bien mis en valeur, opposant la couleur brun foncé du chêne au gris clair des pierres taillées des fenêtres et des deux portes jumelles en plein cintre qui ouvrent, sur l'escalier de la tour.

On découvre aussi, ménagés dans l'ébrasement des fenêtres, des sièges de pierre qui restaient dissimulés sous une maçonnerie du début du XIXe siècle sans doute. Cette maçonnerie formait un large appui, sur lequel devaient se hisser les jeunes élèves pour ouvrir ou fermer les fenêtres. La présence de ces sièges s’explique facilement : à l’époque ou ils furent disposés là — au XVe siècle — on s’éclairait à la chandelle, et il fallait profiter au maximum de la lumière du jour.

Autre découverte encore : à droite lorsque l'on pénètre dans le dortoir Saint-Louis, à un mètre environ de la cloison, sous le plâtre ancien, dans Ie mur, une ouverture, rectangulaire beaucoup plus haute que large, qui donne accès à une sorte de cheminée étroite percée dans l’épaisseur du mur. On en a sondé la profondeur : elle ne descend pas jusqu’au niveau du sol, et elle ne monte pas non plus très haut. A quoi cela pouvait-il servir ? Ceux de nos lecteurs qui s'intéressent aux choses du passé nous donneront peut-être un jour la réponse.

C'est une très belle salle qu'occupent maintenant les élèves de ce dortoir. La cloison qui la coupait en deux n’a pas été rétablie, et les lits disposés en travers et tête-à-tête, s'alignent en deux longues rangées parallèles. Faites-y de beaux rêves, petits amis !