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Bénédiction du bâtiment, Saint-Jean-Paul II

L'inauguration de ce nouveau bâtiment assurant la liaison entre celui de l'administration et le bâtiment Notre-Dame a eu lieu le mardi 5 janvier 2016 en présence, en particulier, de Monseigneur Denis Moutel qui a béni les nouveaux locaux.

La structure avance comme un vaisseau en bordure de la cour Duguesclin. Côté cour du collège, on voit nettement la jonction entre la ceinture la plus ancienne de l’école et la bâtiment Notre-Dame dédié au collège. A l’intérieur un long couloir met à portée de pas la salle des professeurs, l’administration. Les étages sont accessibles par les escaliers ou l’ascenseur, selon la mobilité des personnes. Une grande salle au rez-de-chaussée fait office de foyer pour les collégiens. Au dessus une autre vaste salle d’étude et, sur le même pallier, deux nouvelles classes. Près de la cour, le bureau de la CPE sert de vigie. Ainsi se présente le nouvel équipement du site des Cordeliers qui a pris officiellement le nom de "Saint-Jean-Paul II" lors de la bénédiction qui a eu lieu le mardi 5 janvier.

L’évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, Mgr Moutel, la directrice de l’enseignement catholique des Côtes d’Armor, Mme Gautier, les représentants élus de la ville, du département et de la Région, les associations impliquées dans la vie de l’établissement, les enseignants et anciens enseignants entouraient le directeur M. Gerbel. Une chorale d’élèves, animée par Mme Garnier, professeur de musique a participé à l’animation de la bénédiction du bâtiment.

Monseigneur, Madame, Monsieur, chers amis,

Je suis très heureux, au début de cette année 2016, de vous accueillir pour cette bénédiction de notre nouveau bâtiment Saint-Jean-Paul II.

La vie de cette école est marquée par cette volonté jamais interrompue d’offrir aux jeunes et aux adultes des conditions d’enseignement sans cesse améliorées.

C’est le même esprit qui animait au début du XXe siècle les supérieurs des Cordeliers qui ont fait construire notre magnifique chapelle. Sans doute y avait-il aussi, une volonté d’affirmer la force des Cordeliers en édifiant une chapelle qui marque le paysage lorsqu’on entre dans Dinan par la route de Rennes. Personne ne peut ignorer ce fier vaisseau qui domine l’entrée la plus majestueuse de Dinan. Mais il y avait aussi la volonté que Dieu fût premier servi par tous ces jeunes élèves qui fréquentaient l’école.

Nos prédécesseurs n’ont jamais considéré que les choses étaient définitives, ils ont continué de bâtir au service des jeunes. C’est dans cet esprit que se sont construits le bâtiment Saint-Joseph en 1956 puis le bâtiment Notre-Dame en 1960. Et puis, à partir des années 80, c’est la modernisation permanente de l’école.

Nous avons la chance extraordinaire d’avoir toujours voulu le meilleur pour les jeunes et les chefs d’établissement successifs d’avoir toujours été suivis par des organismes de gestion animés de ce même idéal. Si nous portons notre regard sur les 20 dernières années, les élèves, les personnels de l’établissement doivent beaucoup à 5 personnes :
- Régine Chardonnet qui dans ses 13 années de direction a lancé les projets les plus audacieux et les plus visionnaires pour moderniser l’école,
- René Daudin qui comme président de la SA jusqu’en 2014 a accompagné l’établissement dans ses choix immobiliers,
- Françoise Segond Le Besco qui comme présidente d’OGEC a toujours adhéré à la ligne volontariste et tournée vers l’avenir de l’établissement,
- Danièle Lepère et Christian Renault les assistants de gestion successifs qui ont permis que l’établissement soit ce qu’il est aujourd’hui.

Je citerai pour mémoire la modernisation complète et ambitieuse du site de Notre-Dame de la Victoire, la création aux Cordeliers de la salle visio-conférence, la rénovation du collège, d’une bonne partie des classes de lycée, de l’espace professeurs, des cuisines et aujourd’hui ce nouveau bâtiment.

Vous avez chers amis eu un rôle déterminant et visionnaire pour faire l’école de demain. C’est aussi cette vision qui a animé le conseil d’administration de Dominique-Savio et sa présidente Mme Josselin pour réussir le transfert salvateur du lycée Dominique-Savio de Saint-Hélen à Dinan.

Et voici Saint-Jean-Paul II. L’idée de baptiser ce nouveau bâtiment Saint-Jean-Paul II a émergé au cours d’une rencontre avec vous, Monseigneur, en juillet 2014. Tout de suite adopté par l’OGEC, ce choix nous conduit ce soir aux pieds du grand pape. Je garde en mémoire cette soirée du samedi 2 avril 2005 où la foule rassemblée sur la place Saint-Pierre de Rome priait en communion avec celui qui achevait un pontificat de 26 ans. Ses derniers mots ont été pour les jeunes : « Je suis venu vous chercher, vous êtes venus, je vous remercie ».

Pendant 26 ans, le pape Jean Paul II a parcouru le monde pour prêcher la foi, l’espérance et la charité. L’image que nous avons retenue pour cette bénédiction a touché plusieurs d’entre nous qui me l’ont dit. L’enfant, le nouveau né. Jean Paul II a toujours montré le chemin vers la vie. Pour un établissement scolaire, c’est l’enfant qui compte, le jeune que nous conduisons du mieux que nous pouvons vers le Vrai, le Beau, le Bien pour tâcher d’en faire un humain solide. Le pape souffrant, Saint-Jean-Paul II nous a marqués par sa vitalité, sa prédication, sa force devant les jeunes mais aussi par son humilité devant la souffrance physique, cette vie offerte pour les hommes et pour Dieu qu’il servait.

Puissions-nous méditer et imiter son exemple.
Puissions-nous lui demander aujourd’hui qu’il est au ciel près de Dieu, de prier pour nous et pour les jeunes qui nous sont confiés.

Je vous remercie.


Philippe Gerbel,
Directeur de l'ensemble scolaire Les Cordeliers.

 

Homélie

1. Je vous suis reconnaissant d’avoir mis sous le patronage de Saint-Jean-Paul II ce nouvel espace du Lycée/Collège des Cordeliers. Dans cette année sainte de la Miséricorde, nous nous rappelons que Jean-Paul II a été le grand pape de la miséricorde. Dans un XXe siècle qui s’est montré particulièrement barbare, Jean-Paul II a affronté lui-même ces épreuves terribles de la barbarie nazie et ensuite du totalitarisme soviétique. Mais dans ces événements, il a compris et il a dit, à temps et à contretemps, que l’amour de Dieu est vainqueur, qu’il est plus grand et plus puissant que le péché du monde. C’est l’expérience qu’il nous faut faire en éducation : faire l’expérience et donner le témoignage qu’il y a toujours une croissance humaine, intellectuelle et spirituelle, possible. Chacun peut se découvrir aimé de Dieu.

2. Le récit de la multiplication des pains en Saint-Marc est le passage de l’Évangile qui est proclamé dans toute l’Église aujourd’hui même. Il est magnifique de voir comment Jésus associe ses disciples au soin qu’il veut prendre de la foule. Ses disciples viennent d’abord au rapport de manière un peu désespérée : la situation est vraiment difficile ; on ne va pas pouvoir nourrir tant de monde ! Et pourtant, Jésus demande que l’on ne renvoie pas la foule, il dit aux disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Et alors tout s’organisent, comme dans une école : on fait asseoir les gens par groupe de 100 et de 50, presque la dimension d’une classe ! Pour notre école, il faut retenir que la responsabilité des autres est confiée à tous : le directeur bien sûr et ses collaborateurs, mais les enseignants et tous les adultes (sans oublier les parents)… et aussi les élèves. Quand Jésus met ainsi ses disciples en état de marche, ça change tout : la foule anonyme et triste devient un peuple et une famille. Et bien sûr, Jésus agit de manière décisive : il bénit le pain, le partage et le fait passer par ses disciples.

3. La multiplication des pains nous prépare à l’Eucharistie, qui est le sacrement où Jésus donne tout, où il se donne. Finalement, nous sommes faits pour bien recevoir et pour bien donner. Dans une école, il nous faut apprendre à recevoir et à donner, et puis aussi nous apprenons à vivre un peu, beaucoup, passionnément… la communion à laquelle Dieu nous prépare, car c’est notre avenir : nous sommes faits pour nous rencontrer, nous sommes faits pour aimer. Merci à Saint-Jean-Paul II de nous aider à nous tourner vers le Christ, le rédempteur de l’homme ! Qu’il nous aide à faire plutôt des additions et des multiplications que des soustractions et des divisions ! *

* C’est une image bien sûr : merci aux professeurs de mathématique de bien nous enseigner toutes les opérations !

Denis MOUTEL,
évêque de Saint-Brieuc et Tréguier.